Chronique d’une Biennale annoncée… et réenchantée ! Ma semaine au Dak’Art 2016 – Day 3

Day 3 in Dak’art ! Rencontres d’Artistes…

La journée démarre par la découverte du OFF organisé chez Raw Material Company, Centre pour l’art, le savoir et la société, animé par sa Directrice artistique engagée – et curatrice remarquée (Exposition Body Talk Bruxelles 2015) – Koyo Kouoh : je me rends tout d’abord dans le quartier Sicap Amitié 2, où je suis accueillie dans un premier lieu par Marie Cissé, Coordinatrice des Résidences, qui présente cet espace de création in situ. Elle me propose une médiation de l’exposition The Dakar Drawing qui rend compte, à même les murs, de la résidence artistique à Dakar de l’artiste roumain Dan Perjovschi

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© Dan Perjovschi/ Raw Material Company

Puis elle m’indique un second lieu de la Raw Material Company, à quelques blocs de rue en Zone B, où se tient une performance dans le cadre de la Carte Blanche à #Afrikadaa – revue en ligne consacrée à l’Art, le Design et l’Architecture du Continent et de sa diaspora – qui a choisi de mettre pour l’occasion « en espace » le contenu de son 10ème numéro  – POLITICS OF SOUND – ; elle s’interroge alors « sur les implications politiques des pratiques sonores contemporaines en Afrique et sa diaspora ». Et ce, à travers la production de LISTENER’S DIGEST – revue sonore sur vinyle en édition limitée – ainsi qu’une installation sonore interactive produite in situ par Satch Hoyt, artiste anglo-jamaïcain, à laquelle j’ai la chance de participer à la demande de l’artiste – en prêtant ma voix, après être montée sur l’escabeau masqué par le monticule d’ouvrages choisis pour illustrer son sujet :  « Say It Loud ! »…

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© Satch Hoyt/ Raw Material Company

J’ai ensuite été invitée à rencontrer l’artiste sonore plasticien, chercheur et enseignant  ‪#‎Célio‬ Paillard qui a réalisé et présenté dans ce OFF, avec Louisa Babari, artiste et directrice de projets chez Afrikadaa, une Vidéo de 8 mm dans une installation sonore bilingue – Corps à Corps/Close Combat -. Conçue à partir de « Fanon, le corps à corps colonial », un texte de la philosophe franco-algérienne Seloua Luste Boulbina qui est paru dans la revue Afrikadaa en mai 2014 et relate une expérience réalisée par Frantz Fanon, psychiatre à Blida Joinville en Algérie. Chaque mot, en blanc, scandé sur l’écran noir, est accompagné d’un son qui lui est propre : « Performer, ici, s’entend dans le sens anglais d’agir. Il s’agit de transmettre un souffle, celui de la révolte… » (©Afrikadaa). Seloua Luste Boulbina qui poursuit ses recherches sur la thématique transversale, qu’elle a intitulée  « Décolonisation des savoirs », nous incite alors à rentrer dans son champ d’investigation par une démarche performative…

Puis retour dans le vieux Dakar, au IN de la Biennale à La Galerie Le Manège de l’Institut Français, pour découvrir l’exposition sur la Revue Noire,  soit La Maison Sentimentale  de #Joël Andrianomearisoa. Et commencer par consulter dans le patio de l’Institut, des éditions anciennes de la Revue de Simon Njami, son éditeur et commissaire de Dak’Art 2016, qui offrent de précieux témoignages, écrits et illustrés, d’années de créations artistiques sur le Continent.

En s’aventurant dans la galerie finalement, on entre en contemplation de l’installation de l’artiste malgache ; des pages blanches suspendues, lumineuses et fragiles, font écho au mur d’oeuvres collectives, illustrant les choix artistiques des éditions de la Revue Noire ! Très belle scénographie pour une métaphore de la relation « profonde et ambiguë » que ‪#‎Joel‬ Andrianomearisoa entretient avec elle. 

Un poème de l’artiste qui ne laisse plus alors la page blanche… est offert, en entrant ou en sortant, au visiteur averti !

 

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© Joël Andrianomearisoa/ Institut Francais

Puis à la tombée de la nuit, direction Fann Résidence pour le dernier OFF de la journée avec la découverte de deux artistes plasticiens à La Fondation Friedrich Naumann, Khadidiatou Sow et  Yakhya Bâ. Par la peinture pour la première et la sculpture pour le second, ils tentent de tirer des « pratiques routinières et banales du quotidien des significations particulières qui ne sont pas seulement une constellation de petites choses  sans intérêt »… Et les œuvres exposées se veulent alors la traduction d’une quête constante de sens, à la fois critique et esthétique !

 

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Sculpture de Yakhya Bâ et peinture de Khadidiatou Sow  – Copyright Fondation Friedrich Naumann

 

Encore une belle journée Dak’artistique!

Dakar, le 7 mai 2016

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